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Zones humides continentales

marais de Vilaine - prairies fauchées - Institution Aménagement de la Vilainemarais de Vilaine - prairies fauchées - Institution Aménagement de la VilaineD'après une adaptation de la typologie SDAGE : tourbières, vallées alluviales, plans d’eau,…
 
Les zones humides continentales sont des espaces souvent difficiles à délimiter en raison de leur imbrication et de leur interdépendance.

Les zones humides alluviales

Ce type de zones humides correspond aux zones situées en fond de vallée des fleuves et des rivières, aux habitats fluviaux (îlots, grèves, berges,...) et aux zones humides annexes (prairies inondables, marais tourbeux, bras morts, ripisylves, forêts alluviales,...). Façonnées par l’alternance des eaux basses et hautes, elles représentent une diversité et une productivité biologiques élevées. Un réseau de relations complexes entre les facteurs biologiques et physiques se maintient dans un équilibre dynamique fragile à l’échelle du bassin versant.

Pour en savoir plus - Pôle-relais mares, zones humides intérieures et vallées alluviales


Tourbière - Samuel Delorme Pôle-relais tourbièresTourbière - Samuel Delorme - Pôle-relais tourbièresLes tourbières

Une tourbière, par définition, est une zone humide, colonisée par la végétation, dont les conditions écologiques particulières ont permis la formation d'un sol constitué d'un dépôt de tourbe. Ces écosystèmes se caractérisent, en premier lieu, par un sol saturé en permanence d'une eau stagnante ou très peu mobile, privant de l'oxygène nécessaire à leur métabolisme les micro-organismes (bactéries et champignons) responsables de la décomposition et du recyclage de la matière organique. Dans ces conditions asphyxiantes (anaérobiose), la litière végétale ne se minéralise que très lentement et très partiellement. Elle s'accumule alors, progressivement, formant un dépôt de matière organique mal ou non décomposée : la tourbe.

Prairie humidePrairie humideLes prairies humides

Ces zones humides sont composées d’une flore spécifique liée à une submersion hivernale temporaire et façonnée par des cycles de pâturage et de fauche.

Ces milieux sont d’une grande valeur patrimoniale au niveau national, voire international. Ils constituent en effet l’habitat privilégié pour de nombreuses espèces végétales menacées et représentent un enjeu majeur pour le maintien des zones humides dans un contexte de transformation des pratiques agricoles. Ces zones correspondent à une large gamme de prairies naturelles se différenciant par leurs caractéristiques stationnelles (types de sols et durée de l’inondation), par leurs structures, leurs compositions et la diversité de leur végétation.

linaigrette à feuilles étroites - Eriophorum angustifolium Honcklinaigrette à feuilles étroites - Eriophorum angustifolium HonckLes zones humides de bas-fond en tête de bassin

Ces milieux linéaires (ripisylves) ou ponctuels (petites prairies et tourbières) bordent de manière plus ou moins continue le chevelu des réseaux hydrographiques (alimentés par des ruissellements provenant du versant et de la nappe (en hiver). Les zones humides de bas-fond peuvent se présenter sous forme de prairies, tourbières mais aussi de petits boisements plus ou moins entretenus. Les ripisylves peuvent être de simples bordures ou faire quelques mètres de large.


Plan d'eau - SMIDAPPlan d'eau - SMIDAPLes plans d’eau

Un plan d’eau est une masse d’eau stagnante d’origine soit naturelle, c’est à dire issue de différents phénomènes tectoniques, volcaniques, glaciaires etc. (lagunes, lacs volcaniques, lacs alpins et lacs de plaine et des mares), soit artificielle (réalisé par l’Homme pour un usage spécifique). Les modes de gestion seront alors différents (ressource naturelle et gestion extensive).

Dispersées sur l’ensemble du territoire, elles ont pour origine l’aménagement de certains réservoirs ou la réhabilitation des gravières (exploitation de granulats alluvionnaires). Plusieurs d’entre elles se sont révélées être d’un grand intérêt, principalement pour l’accueil des oiseaux d’eau migrateurs et hivernants (canards et échassiers).

Zoom sur les tourbières

On peut distinguer plusieurs types tourbeux (notamment sur la façade manche, atlantique et mer du Nord) :
 
- grands marais tourbeux, correspondent à de larges dépressions dans les grandes vallées fluviales, les estuaires, les deltas ou près des grands lacs, avec les exemples des marais de Brière (une partie), lac de Grand-Lieu (une partie) ;
 - tourbières atlantiques et étangs tourbeux : localisés dans les régions atlantiques et en milieu non calcaire. On trouve des étangs, des bas-marais tourbeux et des prairies humides acides (marais de Mazerolles, tourbières de Logné, tourbières des Egoutelles (53) ; 
- tourbières littorales et arrière-littorales : souvent au contact avec d'autres types de zones humides (vasières, marais saumâtres), ces tourbières représentent des rétentions d'eau dans les dépressions dunaires ou dans d'anciennes lagunes.


Pour en savoir plus - Pôle-relais Tourbières

Rossoli Drosera sp (zone humide en Vendée) Rossoli Drosera sp (zone humide en Vendée)